Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde
Association Fès-Saïss pour le Développement Culturel, Social et Economique
SOMMAIRE
Mot du Président du Sénat
……….………………………………………….. 2
Mot du Président…………….............………………………………………...3
Mot du Directeur
Général……………………………………………………...4
Mot du Directeur
Artistique……………………………………………….…...5
Fès et son Festival....................................................................................... 6
Les sites du Festival.................................................................................... 8
Les organisateurs........................................................................................ 9
Programme musical de
l’édition 2005....................................................... 10
Biographies des
artistes............................................................................. 12
Les Rencontres de Fès............................................................................... 23
Festival dans la Ville.................................................................................. 24
Evénement enfants,
exposition, films ........................................................ 26
Programme international : le
"Spirit of
Fès"…….………...…………………27
Mot du PrEsident du SEnat de la
REpublique franCaise
Le Sénat est heureux
d’accueillir pour la deuxième année consécutive, la conférence de presse
du 11ème Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde. Je vois dans cette
répétition la volonté des organisateurs de construire une passerelle entre le
Sénat de la République française et le Festival de Fès. C’est un hommage
rendu à une institution qui a su initier depuis près de sept années une
politique culturelle ambitieuse.
Comme vous le savez, au
Musée du Luxembourg, qui accueillera du 16 mars au 17 juillet 2005 « Matisse, une seconde vie», chacune
des expositions est désormais un événement qui draine plusieurs centaines de
milliers de visiteurs. Depuis sa reprise en mains par le Sénat, le Musée a
accueilli, jusqu’à la dernière exposition « Véronèse profane », près de trois millions de
visiteurs.
Les grilles du Jardin,
sur lesquelles s’affichent jusqu’au 15 février 2005 « Les 108 portraits du dragon »,
se dressent désormais moins austères, invitant le badaud – pressé ou plus
libre de son temps – à s’évader au travers de cet art passant.
Avec ArtSénat, action de méSénat, avec un S
comme Sénat, au service de la création contemporaine, de jeunes peintres et
sculpteurs, souvent privés de tribunes d’expression, investissent au
printemps l’Orangerie et le Jardin du Sénat. Le fil conducteur de
l’édition 2005 sera consacré à « L’art et la ville :
L’art dans la ville, la ville dans l’Art ». Autant dire que le
grand public s’est résolument approprié ces espaces de bouillonnement
culturel, retrouvant le chemin d’une institution de la République, le
Sénat, qui est la Maison de tous les citoyens et de leurs territoires.
S’inscrivant
pleinement dans cette politique citoyenne d’ouverture, la Haute-Assemblée
ne pouvait pas résister aux charmes magiques de l’Orient dont le Festival
de Fès des musiques sacrées est un ambassadeur de qualité. Le Sénat est heureux
de céder à cette invitation au voyage.
Voyage, au sens propre du
terme, puisque vous nous emmenez, du 3 juin au 11 juin prochain, dans le
royaume des milles et une nuit, au Maroc, dans la mythique et millénaire ville
de Fès. Une ville d’art jumelée avec la belle Florence, mais surtout une ville berceau de la civilisation et de la tradition
musulmanes. Une ville qui vibre au rythme des musiques sacrées de tous les
pays. Voyage intemporel aussi pour un Festival qui a su allier, avec magie et
subtilité, la spiritualité de la musique sacrée à la générosité d’un
grand peuple d’Orient.
Le Festival de Fès des
Musiques Sacrées du Monde permet de transcender la diversité des peuples en les
unissant à travers l’universalité d’une musique : celle de
l’amitié qui chante en ne connaissant aucune frontière, et ne
différenciant ni race, ni sexe, ni religion, ni territoire. Musique sacrée qui
s’adresse aux âmes de chacun, devenu l’instant de ce moment unique,
citoyen du monde.
Telle est justement la
magie du Festival de Fès des musiques sacrées qui sait transformer les hommes,
simples traces de lumières en une lumière spirituelle, quasi-divine et
intemporelle. Je souscris pleinement à cet hommage rendu à
l’indispensable dialogue des cultures et à la préservation de la
diversité culturelle : je souhaite à cette onzième édition
d’illuminer les esprits et d’enchanter les coeurs.
Christian
PONCELET
Les
chemins de l’espoir
Les informations qui
reviennent d’une façon obsédante dans les colonnes de journaux ou sur nos
écrans de télévision mettent à mal notre capacité d’espérer.
Qu’est ce pourtant
que l’éducation, la culture et plus encore la spiritualité sinon cet
effort que l’homme accomplit sur lui-même pour faire jaillir sa meilleure
part et rendre ainsi par un chemin singulier, à l’humanité, sa dignité essentielle ?
Toute la destinée humaine est prise entre ces deux
pôles : la tentation de la résignation ou la conviction que par notre
engagement personnel, nous pouvons œuvrer à quelque degré que ce soit, à
un monde meilleur.
C’est la deuxième
voie que nous voulons suivre à Fès. D’abord en rendant, par la musique,
hommage à la diversité des cultures et de leur beauté intérieure. Ensuite en
invitant à travers « les Rencontres de Fès : une âme pour la
mondialisation » à une réflexion constructive sur les conditions d’une coexistence à la fois politique
et spirituelle des peuples et des cultures, qui serait non seulement pacifique
mais aussi fructueuse, porteuse d’espoir.
Mohamed KABBAJ
Mot du Directeur GEnEral
Peut-il y avoir des
stratégies de paix comme il y a des stratégies de guerre ? Quel rôle
préventif peuvent jouer aujourd’hui dans cette construction de la paix
les spiritualités, la démocratie, les médias, l’éducation et le
développement sous ses différentes formes ?
Des femmes et des hommes, à travers le monde,
assument, par la force de leur vision et par leur engagement personnel, un rôle
de médiation. Ce sont ces « médiateurs » -qu’ils agissent à
titre personnel ou qu’ils soient représentants de communautés ou
d’institutions que nous avons voulu inviter cette année en priorité.
Depuis sa création le
Festival de Fès a eu pour vocation de développer le dialogue entre les cultures
et d’initier, à Fès et à l’étranger, des espaces
d’expériences artistiques inter-culturelles communes. Il a initié de fait
une nouvelle forme de « diplomatie inter – culturelle ». Les
Rencontres se sont donné pour vocation de traduire par la réflexion explicite
cette diplomatie artistique et culturelle.
Le Festival et les
Rencontres posent, année après année, les questions de l’articulation
entre diversité culturelle et développement social, mais aussi, de plus en
plus, ils cherchent à développer une expertise de la résolution des conflits et
des médiations. Par dessus tout les Rencontres, comme le Festival, cherchent à
traduire dans des réalisations concrètes, et la mise en place d’une
synergie de création et de développement de projets, les principes qui les
animent. Ils cherchent selon les mots de l’un des participants aux
Rencontres, « à relier le cœur à la réflexion et la réflexion à la
main ».
Cet « Esprit de
Fès » dont les traits se précisent au fil des éditions est la
reconnaissance de ce principe universel selon lequel « la sagesse
n’est rien d’autre que la réduction entre la distance du dire et du
faire ».
Ce n’est que de
cette manière que cet « Esprit de Fès » pourra à sa mesure, à travers
son programme annuel à Fès, et ses programmes internationaux, aujourd’hui
présents dans un grand nombre de pays, mettre en oeuvre une diplomatie vivante,
et nous l’espérons utile, de paix entre les religions et les cultures.
Il doit aussi continuer
d’œuvrer à apporter ce « surplus d’âme », des
valeurs éthiques et spirituelles, qui peuvent donner un sens et orienter ce
qu’il est convenu d’appeler « mondialisation ».
Faouzi
Skali
MOT du Directeur Artistique
Chemins de Traverse
Apres avoir célébré son
dixième anniversaire, le Festival de Fès reprend le fil de son voyage le long
du cours multiple et varié des musiques sacrées du monde.
De nombreux artistes, qui
avaient marqué les éditions précédentes, avaient été conviés à revenir, pour
participer à ce moment de retrouvailles, ce temps d’arrêt sur la roue du
cycle que représente un anniversaire.
2005 voit donc reprendre
la marche des découvertes. Des artistes de légende côtoieront des musiciens
confirmés ou des talents en voie de reconnaissance.
Teresa Berganza,
l’une des voix mythiques de l’art lyrique ouvrira le festival, en
compagnie de la marocaine Asmae Lemnawar, précédant Ravi Shankar,
l’immense sitariste indien, qui aura sa vie durant construit des
passerelles musicales entre Orient et Occident. Kadhem Saher, le très
charismatique chanteur irakien, star du monde arabe et des jeunes générations,
sera pour la première fois au programme, dans un concert de chants mystiques,
spécialement préparé pour le Festival. Pour la première fois également nous
accueillerons une troupe venue du Japon, avec le groupe de Gagaku de Maître
Togi.
D’autres rencontres
, entre Qawwali du Pakistan et Flamenco avec le pakistanais Faiz Ali Faiz et
les espagnols Miguel Poveda, Chicuelo et Duquende, une journée entière dédiée à
la découverte des chants et musiques d’Asie Centrale, un voyage dans le
monde fascinant des chants des traditions amérindiennes avec Yaki Kendru,
l’Afrique de l’ouest avec Moussa Dieng Kala, le Maroc bien sûr avec
les chants de femmes de la Hadra de Chaouen et les voix de Ba jedoub, A.Souiri
et A. Bennis mêlées aux choeurs des confréries soufies de Fès, voilà quelques
uns des grand moments -parmi d’autres, mais on ne peut tout citer ici-
que nous promet cette 11ème édition du Festival de Fès.
De même qu’il
n’existe pas un monde mais des mondes, il n’existe pas une seule et
unique mondialisation, celle que l’actualité médiatise si largement. A
côté de ces grandes autoroutes économico–politico–médiatiques qui
semblent dominer, voire saturer, notre espace, d’autres chemins sont là,
toujours vivants et praticables.
Tel un palimpseste qui
dévoilerait sa structure et son sens après un subtil et léger changement
d’éclairage, le monde des musiques sacrées continue de nous offrir, par-delà
le vacarme désenchanté de notre actualité, des plages de sens, de raison et de
beauté. Par-delà l’attente vaine d’un hypothétique esperanto
culturel, des traces vivantes de diversités et de rencontres.
Gérard Kurdjian
FEs et son FestivaL
Capitale spirituelle et
culturelle du Maroc, patrimoine universel, fondée en 789 par Moulay Idriss 1er,
Fès est la plus ancienne des villes impériales au Maroc. Capitale religieuse et
culturelle du Maroc, elle est couronnée par son histoire prestigieuse, imprégnée
de l'influence andalouse présente dans la musique, la cuisine, l'art de vivre
et l'architecture. Gardienne jalouse de la culture et de la civilisation
hispano-arabe, Fès rayonne de toute sa beauté et de toute son histoire sur le
Maroc.
De l’infini dédale
de ses ruelles enchevêtrées émane une tradition religieuse, intellectuelle et
artistique qui a fait de cette ville impériale la résidence préférée et la
capitale de nombreuses dynasties.
Animée et hospitalière,
Fès ne livre pas pour autant ses secrets aisément. Depuis le sommet de ses
collines, où semblent dormir les tombeaux de la nécropole mérinide,
s’étend une mer étincelante de toits cuivrés surplombant des murs
éclaboussés de lumière, tous renfermant derrière leur anonymat un patrimoine qui
ne demande que du temps pour se révéler aux voyageurs.
Parce que des architectes se relayèrent pour la bâtir, parce que des artisans
consacrèrent leur vie à l’embellir, parce que des poètes lui rédigèrent
leurs plus beaux vers, parce qu’elle fut l’objet de nombreuses
convoitises et parce que les historiens la protégèrent contre tout ce qui
pouvait lui nuire, la cité nous apparaît aujourd’hui comme un joyau
intact d’un passé glorieux qui fit de Fès une ville lumière dont la
splendeur brille d’une même intensité depuis la nuit des temps.
Fès, qui fut pendant
plusieurs siècles une capitale politique et intellectuelle du Maroc, était
devenue un centre de rencontres et d’échanges. On rapporte que Sylvestre
II (Gerbert d’Aurillac), Pape de 999 à 1003, y séjourna dans sa jeunesse
pour y faire des études à la suite desquelles il introduisit les chiffres
arabes en Europe. Maïmonide, médecin et philosophe juif, y vécut également
quelques années durant lesquelles il enseigna à la Qaraouine. L’œuvre de ce philosophe est une merveilleuse illustration de cette
symbiose des cultures -chrétienne, judaïque et islamique- qui avait prévalu en
Andalousie, et trouvé un écho similaire à Fès.
Durant ces siècles
d’expansion culturelle, parmi les grandes figures qui ont séjourné à Fès,
citons, à titre indicatif, le mystique et métaphysicien Ibn Arabi (m. 1377). Le
sociologue Ibn Khaldoun (m. 1382) ou le mathématicien Ibn Al Banna (m. 1321).
L’Université de la Qaraouine est dotée d’une riche bibliothèque où
sont conservés de nombreux manuscrits relatifs aux sciences religieuses,
philosophiques, naturelles ou cosmologiques. Les enseignants ont toujours eu,
par tradition familiale ou par acquis personnel, des bibliothèques privées
considérables. Jusqu’à nos jours, un marché de manuscrits, où l’on
peut trouver des spécimens rares et précieux, est ouvert chaque dimanche matin
dans une ruelle qui avoisine l’Université.
Le Festival de Fès des
Musiques Sacrées du Monde et les Rencontres de Fès, créés respectivement en
1994 et 2001, s’inscrivent dans la tradition savante, artistique et
spirituelle de la ville.
Depuis leur création, ces manifestations ont connu un
succès grandissant. Le Festival de Fès fut désigné en 2001, par l’O.N.U.
comme l’un des événements majeurs ayant contribué, d’une façon
remarquable, au dialogue des civilisations. (www.un.org/french/dialogue/heroes.htm).
Parallèlement au
Festival, un réseau international de soutien et de médiatisation s’est
développé. Ainsi est née aux Etats-Unis l’organisation Spirit of Fès Inc.
qui organise tous les 2 ans, un programme du Festival et du Colloque de Fès à
travers 20 villes américaines.
La diffusion, à travers
ces manifestations, de cet « Esprit de Fès », irradie maintenant à
partir de Fès dans différents lieux du monde. Plusieurs autres villes dans le
monde ont souhaité devenir des relais pour prolonger le message du Festival et
du Colloque de Fès : celui du dialogue des spiritualités à travers la
musique, et d’une culture de paix favorisée par une mondialisation
plurielle, respectueuse de valeurs éthiques et spirituelles.
Ø
Bâb Al Makina
: Porte monumentale bâtie en 1886 sous le règne de Moulay Hassan, elle
deviendra l’accès principal au Palais Royal. Elle donne accès à deux
places appelées «Mechouar » où se déroulaient jadis les cérémonies officielles.
Ces places abritent les concerts de musique du soir.
Ø
Bâb Boujloud :
Construite une première fois au XIème siècle, elle a été restaurée
et réaménagée à plusieurs reprises. En 1913, sous le règne du Sultan Alaouite
Moulay Hafid, cette porte a été décorée en céramique émaillée, bleue d’un
côté et verte de l’autre. La face verte de la porte donne sur une
esplanade récemment réaménagée où ont lieu les concerts gratuits de musique
du « Festival dans la ville ».
Ø
Volubilis :
(Walili, en berbère) est située au pied de la montagne du «
Zerhoun », ruines d’une
ville romaine fondée au 1er siècle après J-C,
sur laquelle plane encore le souvenir de Juba II, Roi de
Mauritanie. En 788, elle accueillit Idris Ier, fondateur de la 1ère
dynastie musulmane au Maroc. C’est dans cette cité impressionnante avec
les vestiges de son capitole, de son arc de triomphe, de ses thermes, de sa
basilique et de ses villas, que sont également programmés deux concerts de
chants sacrés.
Ø
Musée Batha :
Ancien Palais, érigé par Moulay Hassan (1873-1894), agrandi par Moulay
Abdelaziz (1894-1908), cette demeure palatine servait aux audiences royales
durant le séjour estival. Il a été transformé en 1915 en Musée des Arts et
Traditions de la ville de Fès, et décrété monument historique classé en 1925.
C’est dans l’un des patios, et sous un chêne plusieurs fois
centenaire, qu’ont lieu les concerts de l’après-midi.
Ø
Dar Tazi :
Palais construit en 1900 et dénommé « Dar Tazi », il devient
« Résidence » de 1914 à 1956. Après l’indépendance, deux
Gouverneurs de la ville de Fès, puis le Pacha, s’y succèdent
jusqu’à fin 1986, date à laquelle y est établi le siège de
l’Association Fès-Saïss. C’est ici que se tiennent les soirées
soufies, après les concerts du soir à Bab Al Makina
Ø
Riad
Shéhérazade : Le riad « Maison Jardin »
Shéhérazade est une maison traditionnelle privée, construite en 1900 et
récemment restaurée. Elle exprime un modèle rénové du style
d’architecture arabo-andalou, typique des maisons
« patriciennes » de Fès. C’est dans ce riad que se tiennent les
ateliers du Colloque « Les rencontres de Fès : une âme pour la
mondialisation ».
Président
: Mohamed Kabbaj
Assistante :
Mounia Sqalli
Directeur
Général : Faouzi Skali
Assistant :
Mekaoui Abdélilah
Directeur
de Production : Ali Diouri
Régisseur
Général : Hamid Anbassi
Responsable
Transferts : Abdelkader Ouazzani
Responsable
Accueil : Nasser Benouahoud
Directeur
Artistique : Gérard Kurdjian
Directrice
Marketing & Communication : Amina Fassi Fehri
Chargée
de Communication : Laila Sebbane
Chargée
du Sponsoring et des Partenariats Médias : Lamia Hejaj
Attaché
de Presse : Jalil Nouri
Internet
: Hamid Chahid
Directeur
Commercial : Driss Faceh
Directrice
Administrative : Agnès Amrani
Secrétariat
de Direction : Claudine Idrissi
Secrétariat
Arabe : Khadija Filali
Informatique :
Fayçal Fassi-Fihri
Directeur
du Festival dans la Ville : Azzelarab Amrani
Directeur
Artistique : Aziz El Achhab
Relations
Publiques : Nabil Tahiri
Conseiller
artistique: Nabil Jaï
Régisseur
site : Khalid Malek
Directrice
Etats-Unis : Zeyba Rahman
Relations
Presse USA : Cindy Byram
Déléguée
Europe : Nadia Benjelloun
Rencontres
de Fès
Coordinatrice :
Btissam Alaoui
Responsable
Académique : Ghizlaine Kounda
Collaboratrice :
Annie Brassart
Traduction
en anglais : Helen Ranger
Fes-Saïss:
Mohammed Moufid
Programme
musical de l’Edition 2005
Vendredi 3 juin
20 H 30 - Bab Makina
Teresa Berganza et Cecilia Lavilla
avec l’Orchestre et le Chœur de la Communauté de Madrid (Espagne)
Et Asmae Lemnawar (Maroc)
Qassaïd soufies d’El Harraq et d’Ibn Arabi
Samedi 4 juin
16 H 30 - Musée Batha
Saïd Hafid et son ensemble
(Egypte)
Psalmodies et panégyriques
20 H 30 - Bab Makina
1ère partie
: Anurekha Ghosh et son ensemble (Inde)
Danse Kathak du Nord de l’Inde
2ème partie : Ravi
Shankar et Anoushka Shankar (Inde)
Musique classique d’Inde du nord
Dimanche 5 juin
16 H 30 - Musée Batha
Ensemble A Sei Voci (France)
« Ave Maria – Missa de Oliveria » de P.P. Bencini
Musique baroque sacrée du 17ème siècle
20 H 30 - Bab Makina
Maître Hideki Togi
(Japon)
Gagaku : musique et danse traditionnelle de la cour impériale
Lundi 6 juin
Journée Asie centrale avec « Aga
Khan Trust for Culture »
16 H 30 - Musée Batha
Tengir
Too avec Nurlanbek Nyshanov
Musique des montagnes Kirghizes
20 H 30 - Bab Makina
Musiques et chants des montagnes d’Asie centrale
1ère partie :
Traditions sacrées du Badakhshan
2ème partie :
L’Art du Shash Maqam d’Ouzbékistan et du Tadjikistan
Mardi 7 juin
16 H 30 - Musée Batha
Lucilla Galeazzi
(Italie)
20 H 30 - Bab Makina
Mohamed Ba Jeddoub, Abdelfettah
Bennis et Abderrahim Souiri (Maroc)
Avec la participation de Saïd Hafid
(Egypte)
Mercredi 8 juin
17 H – Volubilis
Hadra des femmes de Chaouen
(Maroc)
Chants sacrés du Jbel.
Jeudi 9 juin
16 H 30 - Musée Batha
« Hommage à Maimonide »
Direction Eduardo Paniagua (Espagne)
L’âge d’or séfarade en Andalousie
20 H 30 - Bab Makina
Faiz Ali Faiz, Miguel Poveda,
Duquende et Chicuelo (Pakistan, Espagne)
Vendredi 10 juin
16 H 30 - Musée Batha
Musa Dieng Kala
(Sénégal)
« L’Exil du Cheikh Ahmadou Bamba »
20 H 30 - Bab Makina
Kadhem Saher (Irak)
Chants et poésies mystiques
Samedi 11 juin
16 H 30 - Musée Batha
Ensemble Yaki Kandru
(Colombie, France)
« Wora » - Chants des traditions amérindiennes
20 H 30 - Bab Makina
The Lumzy Sisters
(USA)
biographies des artistes
TERESA
BERGANZA (Mezzo Soprano) et CECILIA LAVILLA (Soprano) (Espagne)
Accompagnées
par l’Orchestre et Choeur de la Communauté de Madrid, dirigé par Jordi
Casas
Avec le soutien de la Communauté de
Madrid
Teresa Berganza est
l’une des rares voix légendaires de l’art lyrique. Née à
Madrid ; elle y suit une formation musicale très complète (piano, harmonie,
composition, chant) au Conservatoire National de Musique. C’est en 1957,
au Festival d’Aix en Provence, que débute sa grande carrière
internationale.
Depuis, les grands
rendez-vous se sont multipliés sur les plus grandes scènes du monde (Covent
Garden de Londres, Scala de Milan, Opéra de Paris, Metropolitan de New York,
Vienne, Edinburgh, Salzbourg..) sous la direction des plus grands chefs
contemporains (H. Von Karajan, Solti, Mehta, Abbado, Baremboim, Muti,
Adler….) avec un répertoire d’une grande variété. (Mozart, Haendel, Rossini, Purcell,
Offenbach, Bizet, Massenet ….)
Elle sera sur
la scène du Festival de Fès avec sa fille, la soprano Cecilia Lavilla Berganza qui perpétue la lignée familiale.
Cecilia Lavilla se
produit surtout en musique de chambre et récital, particulièrement dans le
domaine de la chanson française et espagnole, et s’est produite sur les
principales scènes d’Espagne, de France et du Portugal. Elle travaille régulièrement avec
des orchestres de renom tels que l’Orchestre de Chambre de la Reine Sophie, l’Orchestre Symphonique de Galice ou l’Orchestre Symphonique
Européen, interprétant surtout des Oratorios.
Le Stabat
Mater, de l’italien Giovanni Battista Pergolèse, oeuvre majeure de la
musique sacrée, sera le coeur du concert que donneront Teresa Berganza et
Cecilia Lavilla avec l’Orchestre et le Choeur de la Communauté de Madrid.
ORCHESTRE
ET CHŒUR DE LA COMMUNAUTE DE MADRID (Espagne)
Jordi Casas, Chef d’Orchestre
et Chef de Chœur
Créé en 1984,
l’Orchestre et le Chœur de la Communité de Madrid (ORCAM) est
l’un des plus importants orchestres d’Espagne. Ses concerts dans
des lieux de renom comme le Palau de la Música de Valence, le Palais des
Festivals de Santander, le Théatre Arriaga de Bilbao, le Grand Théatre de
Cordoue, l’Auditorium Manuel de Falla de Grenade, le Théâtre Royal de
Madrid ont toujours été reçus avec enthousiasme. L’orchestre est placé
sous le patronage du Conseil de la Culture et des Sports de la Communauté de
Madrid.
A côté de José Ramon
Escobar, qui est le chef d’orchestre attitré et de Jordi Casas, le chef
de choeur, des chefs de grande envergure internationale sont aussi souvent
invités, parmi lesquels on peut citer : Jean Jackes Kantorow, Lorin Maazel,
Shlomo Mintz, Krysztof Penderecki. L’ORCAM a collaboré aussi avec des
solistes de l’envergure de Aldo Ciccolini ou Plácido Domingo. Depuis
1998 l’ORCAM est devenu l’orchestre régulier du Théatre Lyrique de
la Zarzuela de Madrid.
ASMAE LEMNAWAR
(Maroc)
« Qassaïd soufies d’Al Harraq et
d’Ibn Arabi »
Musique : Said
Chraibi
Arrangeur : Aziz El
Achhab
Accompagnée
par l’Orchestre de la Communauté de Madrid
Native de Casablanca,
Asmae Lemnawar est l’une des voix marocaines les plus prometteuses.
C’est à l’age de 17 ans qu’elle fait ses débuts de chanteuse.
Elle participe à diverses productions et musiques de films et effectue des
tournées de concerts avec l’ensemble Oriental Mood au Danemark, en Suède
et surtout en Egypte, où son talent est remarqué.
En 2002, elle se produit
à l’Opéra du Caire, lieu mythique qui marque son entrée dans le monde des
grandes voix du monde arabe. Symbole des liens vivaces qui unissent les deux
rives de la Méditerranée, elle va chanter lors du concert inaugural du Festival
de Fès, accompagnée de l’Orchestre de la Communauté de Madrid, dans un
programme musical composé par le grand luthiste marocain Saïd Chraibi, et sur
les textes des grands mystiques de l’Islam que furent Al Harraq et le
maître andalou Ibn Arabi.
ANUREKHA
GOSH (Inde)
Danse Kathak du nord de l’Inde
Anurekha Ghosh est
l’une des plus brillantes danseuses et chorégraphes indiennes
traditionnelles de la nouvelle génération. D’abord élève des maîtres de
danse Kathak Meera Majumdar et Mousumi Sen de Calcutta, puis de la grande
danseuse pakistanaise Naid Siddiqui, Anurekha Ghosh, est établie en Angleterre,
à Birmingham, depuis plusieurs années.
En 2001, elle fonde sa
propre compagnie de danse, « Anurekha Ghosh and Company ».
Accompagnée du joueur de tabla Partha Sarathi
Mukherjee, du joueur de Sarangui Alla
Rakkah et de Jayita Pandey,
Anurekha Ghosh a développé l’art de la danse Khatak à un degré de raffinement extrême. Ce style de danse est né dans les temples
hindous et était dédié initialement aux cultes des divinités du panthéon
hindou. Il est peu à peu entré dans les cours des Maharajas hindous et des
Nawabs musulmans vers le XVIIe siècle.
Anurekha Ghosh
s’est produite ces dernières années dans le monde entier, (USA, Europe,
Royaume-Uni, Inde) dans des salles aussi prestigieuses que le Royal Opera
House, le Royal Festival Hall de Londres ou le Madison Square Garden de New
York.
SAID HAFID (Egypte)
« Psalmodies et panégyriques » - Chants religieux
L’Egypte est peut-être le pays phare de la
musique du monde arabo-musulman et le Caire son principal centre de rayonnement
et de référence.
Saïd Hassan Hafid Idriss,
est né à Ismaïlia, en Egypte en 1951. C’est à travers
l’apprentissage du Coran dans les madrasas - écoles
coraniques-qu’il s’initie, comme beaucoup de chanteurs du monde
arabe, aux arcanes du chant. Diplômé de l’Université religieuse Al Azhar
du Caire, Saïd Hafid, qui a été l’élève du grand compositeur Ahmed
Abdelkader, participe à des émissions à la Radio-TV Nationale égyptienne depuis 1973, où il chante dans des programmes religieux.
C’est en 1979
qu’il enregistre pour la première fois à la Radio nationale un chant
qu’il intitule « Hamdullilah » (Gloire à Dieu). Cette même
année, il commence ses programmes de récitation du Coran à la radio et présente
les chants religieux dans les mosquées Sidna El Hussein et Sitti Zineb du
Caire.
Ses enregistrements avec
les chanteurs et compositeurs Mohamed Lahlou et Iman Albahr Daronish lui
ouvrent les portes de la popularité auprès du grand public égyptien et plus
largement du monde arabe.
RAVI SHANKAR (Sitar) (Inde)
Musique Classique Hindustan
Renommé dans le monde entier comme le pionnier de la musique
indienne en occident, Ravi Shankar est depuis plus d’un demi-siècle le
meilleur ambassadeur musical de l’Inde et une véritable légende pour des
millions de mélomanes.
Il est l’un des
plus grands maître du Sitar, ce luth dont il sera le porte-voix dans le monde
et qui symbolisera, pour des générations d’amateurs de musique et de
voyageurs en quête de sens, l’univers musical et aussi spirituel de
l’Inde.
Dans les années 50 et 60,
il sera le musicien indien qui fera découvrir et aimer la musique classique
hindustani à des publics aussi différents que la jeunesse occidentale en
rupture de ban lors du mythique concert de Woodstock ou que celui, plus
classique, du violoniste Yehudi Mehunin. Il a aussi composé pour le London
Symphony Orchestra (Concerto pour Sitar et Orchestre) et pour le New York
Philharmonic, dirigé par Zubin Mehta, (‘’Raga Mala’’) et écrit pour de
nombreux ballets et films.
Nourrie par une science
des sons et des notes qui remonte aux temps des Védas, la musique classique
hindustani, musique savante qui se développa dans les cours des Maharajas et
des Nawabs de l’Inde ancienne, est porteuse de sens profonds, qui
touchent à notre intériorité et ouvrent les portes d’une écoute qui est à
la fois sensuelle et métaphysique.
ANOUSHKA SHANKAR (Sitar) (Inde)
Dès l’âge de neuf ans, Anoushka Shankar a commencé à étudier le sitar
sous la direction de son père. Le maître, la présente sur une scène pour la
première fois à New Delhi, à l’âge de treize ans, à l’occasion
d’un concert célébrant son soixante-quinzième anniversaire.
Elle a commencé sa carrière en solo en 2000 avec une série de tournées
qui l’ont menée aux Etats-Unis, au Japon, en Inde, ainsi qu’en
Europe. Elle a enregistré plusieurs CD et continue à collaborer avec
l’ensemble de son père, dont elle a interprété en public le
« Concerto n° 1 pour sitar et orchestre » avec le London Symphony
Orchestra, dirigé par Zubin Mehta.
ENSEMBLE A SEI VOCI (France)
Ave Maria – Missa di Oliveria
Ensemble vocal français fondé en
1977, A Sei Voci s'est donné pour vocation de redécouvrir les partitions -
souvent inédites - de la Renaissance et du Baroque, dans l'esprit de l'époque.
L'ensemble a acquis, en très peu d'années, une réputation internationale dans
le répertoire polyphonique et a été élu en 1994, "Ensemble vocal de
l'année" dans le cadre des Victoires de la Musique Classique. L’ensemble A Sei Voci se produit sur le plan national et international
dans les salles et les festivals les plus prestigieux.
Ses enregistrements ont
reçu de nombreuses distinctions et les critiques les plus élogieuses des
spécialistes. Les « Messes de l’Homme Armé » de Josquin Desprez
ont également reçu les éloges de la presse musicale, parmi lesquelles un
« Choc de la Musique », ainsi qu’un « Choc de
l’année 2001 ».
C’est à un compositeur majeur de l’époque
baroque, injustement un peu oublié depuis, Pietro Paolo Bencini, l’un des
maîtres de musique les plus importants à Rome dans la première partie du XVIIème
siècle, que A Sei Voci dédie son concert de Fès.
GAGAKU (Japon)
Musique japonaise à la cour impériale
Avec l’Ensemble de Maître
Hideki Togi
Dans l’ancien Japon
historique, il existait de nombreux styles de chants tels que les styles
Kagura, Yamato-Uta, et Kume-Uta, qui étaient souvent accompagnés par des
danses. A partir du Vème siècle, à peu près en même
temps que les enseignements et la culture bouddhiques, la musique et la danse,
venues de Chine et de Corée, furent introduites au Japon.
Le Gagaku, qui est le
fruit de ces musiques et de ces danses, connut son aboutissement stylistique
vers le Xème siècle et depuis il se transmet de générations en
générations sous le patronage de la Famille Impériale.
On peut distinguer trois
formes de Gagaku : le Kangen ou Gagaku instrumental, le Bugaku où
l’on peut apprécier la danse et la musique et enfin le Kayo où
s’expriment surtout le chant et la poésie chantée. Traditionnellement,
le Gagaku était donné lors de diverses occasions de la vie de la cour
impériale, lors de banquets officiels et pour les fêtes données au palais pour
célébrer la venue du printemps et de l’automne.
En 1955, le Gagaku et
l’ensemble des musiciens membres de la troupe du Palais Impérial ont été
désignés comme « Trésor National Vivant », titre exceptionnel qui au
Japon reconnaît le caractère inestimable d’une forme artistique,
culturelle, et lui confère la plus haute place dans le patrimoine du pays et de
son histoire.
Depuis 1300 ans et
l’ère Nara, la famille Togi, famille de musiciens de haute naissance, est
la dépositaire de l’art du Gagaku, travaillant pour la Cour Impériale. Hideki Togi est né en 1959 à Tokyo. Après ses études universitaires, il a
étudié la musique de cour traditionnelle, dans l’institution existant à
cette fin dans la Maison Impériale, maîtrisant divers instruments traditionnels
ainsi que l’art du chant et de la danse. Hideki Togi et l’ensemble de Gagaku continuent donc, à l’instar de ses
ancêtres, à donner des représentations régulières à la Cour et effectuent de
nombreuses tournées de concerts à l’étranger.
CHANTS MUSIQUES ET DANSE D’ASIE
ORIENTALE
Avec le Soutien de l’Aga Khan
Trust for Culture Et de l’Aga Khan Music Initiative for Central Asia
(AKMICA)
L’Aga Khan Trust
for Culture (AKTC), est l’une des agences de l’Aga Khan Development
Network, qui promeut et réalise des initiatives culturelles dont
l’objectif est de revitaliser les patrimoines des communautés du monde
musulman et de contribuer à leur développement social et économique.
L’Aga Khan Music
Initiative in Central Asia (AKMICA) travaille à préserver et à promouvoir les
traditions musicales d’Asie Centrale et de la Route de la Soie, au
Kazakhstan, au Kirghizistan, au Tadjikistan et en Ouzbékistan.
Chants et Musique du Badakhshan
Situé au sein du
Tadjikistan, le Badakshan est une région autonome dans la partie Ouest du Pamir, jouxtant l’Afghanistan et la Chine, peuplée de montagnards dont
la majeure partie appartient à la branche ismaélienne de l’Islam chiite
et dont le chef spirituel est Son Altesse l’Aga Khan.
Aqnazar, Sahiba et
Shadikhan, les trois musiciens du groupe, présentent un répertoire comprenant
des Maddah (chants de louanges), des chants de lamentations avec des
accompagnements instrumentaux spécifiques appelés falak et des chants
de tradition populaire, les khalqi.
Pour les badakshanis, la
musique et la danse sont intimement liées, et Sahiba, danseuse
d’exception, connue aussi comme étant la meilleure chanteuse du pays,
illustre le riche symbolisme des danses du Pamir.
Académie du Shash
Maqam : Musique Classique des Uzbeks et Tajiks
Le Shash Maqam – littéralement les 6 modes – est le plus
connu des styles musicaux parmi une pléiade de répertoires de chants et de
musique instrumentale qui ont fleuri dans les grandes cités d’Asie
Centrale au cours des siècles à Samarkand, Bukhara, Tashkent, Khiva ou
Qoqand. Avec ses textes inspirés du soufisme, ses mélodies lyriques et ses
accompagnements instrumentaux d’une grande rigueur, le Shash Maqam
produit une musique d’un grand raffinement et d’une profonde
beauté.
Au Tadjikistan, le leader du mouvement de renouveau du Shah Maqam est
Abduvali Abdurashidov, qui, avec le soutien de l’Aga Khan Music
Initiative in Central Asia (AKMICA), a créé cette Académie du Shash Maqam, qui
offre un enseignement rigoureux et solide à de jeunes musiciens de haut niveau
dûment sélectionnés.
Son travail a insufflé une vie nouvelle dans l’une des grandes
traditions musicales du monde musulman et confirme, si besoin était, la place
importante du Shash Maqam sur l’atlas musical du continent
eurasiatique.
Chants et musiques du Kirghizistan
Avec le soutien
de l’Aga Khan Trust for Culture et l’Aga Khan Music Initiative in
Central Asia (AKMICA).
Situé
aux confins de la Chine, du Kazakhstan et du Tadjikistan, le Kirghizistan, dont
la capitale est Bichkek est un pays de hautes plaines et de plateaux, touchant
la partie nord est de l’Altaï Pamir.
L’Ensemble
Tengir-Too prend son nom de la chaîne de montagnes éponyme qui surplombe
les cols bordant les frontières du Kirghizistan et de la Chine, montagnes plus
connues sous leur dénomination chinoise des Monts Tien Shan, ou Montagnes
Célestes.
Fondé
et dirigé par le compositeur, arrangeur et multi instrumentiste Nurlanbek
Nyshanov, originaire de la ville de Naryn, l’Ensemble Tengir-Too présente
les multiples aspects de la musique kirghize.
N. Nyshanov a travaillé
avec Rysbek Jumabaev, célèbre conteur et narrateur de l’épopée Kyrghiz Manas, et avec des artistes du Projet de
la Route de la Soie, fondé et dirigé par le violoncelliste Yo-Yo Ma, en vue de
créer une version moderne de cette histoire légendaire.
LUCILLA GALEAZZI (Italie)
« Corrette Sorelle » Chants
de Noël et de Pâques
Avec Le Quatuor vocal Faraualla
Lucilla Galeazzi est
l’une des plus grandes voix de la chanson populaire traditionnelle
italienne. Née à Terni, en Ombrie, elle se rapproche de la musique populaire
pendant ses études à l’Université de Rome, à travers une rencontre
déterminante avec l’anthropologue Valentino Paparelli.
De 1977 à 1994, elle
participe à des très nombreux projets et créations avec les plus grands
artistes de la scène italienne et européenne (Giovanna
Marini : « Correvano coi Carri », « La Grande Madre Impazzat » ; Stabat Mater de Roberto de Simone, création avec
l’ARFI de Lyon, » ; tournée avec le Quarteto Cedron ;
Légende de la Méditerranée, avec A. Redouane, K. Zaidline et Equidad
Barrès ; Luciano Berio « Folk Song »).
En 1994, Lucilla Galeazzi
crée son propre quartet et lance son projet personnel « Cœur de
Terre », avec des chansons de sa composition. Elle dirige depuis 1995 le
chœur populaire L’Albero del Canto et donne des stages dans toute
l’Europe sur le thème de la voix populaire.
Ce sont les chants de Noël et de Pâques, moments privilégiés
entre tous, chantés depuis des siècles du nord au sud de la péninsule, et
parfaitement représentatifs de la grande diversité des genres et des styles
d’expression du sacré dans cette Italie du peuple haute en couleurs, que
Lucilla Galeazzi a choisi d’offrir au public du Festival de Fès.
CONFRERIES SOUFIES DE FES (Maroc)
Avec Le Chœur Ahl Fès (Dir.
Mohamed Bennis)
et Mohamed Ba Jedoub, Abderrahim
Souiri et Abdelfettah Bennis
Fès est la capitale spirituelle et religieuse du
Maroc. Depuis des siècles, de très nombreuses confréries soufies s’y sont
installées, reliées, comme souvent dans maintes sociétés traditionnelles, à des
corps de métiers.
Abritant de nombreuses Zawiyas (lieux où se retrouvent
les membres des confréries soufies pour y pratiquer les séances de Sama’
-Chants spirituels- et de Dhikr -récitations des noms de Dieu-), parsemée de
mausolées, de sanctuaires, ou de cimetières, parfois très discrets, voire quasi
anonymes, mais où reposent de grandes figures spirituelles de l’Islam
mystique marocains, Fès est une ville dont le cœur historique et
traditionnel bat au rythme des prières et des invocations.
C’est à cette vie
spirituelle intense de la ville que rendent hommage Mohamed Ba Jedoub,
Abderrahim Souiri et Abdelfettah Bennis, trois voix, parmi les plus grandes du
Maroc, rassemblées autour du chœur Ahl Fès dirigé par Mohamed Bennis .
HADRA des FEMMES DE CHAOUEN (Maroc)
Chants Sacrés du Jbel
Sous la direction de Rahoum Bekkali
Cet ensemble de chants et musiques populaires
exclusivement féminin est dirigé par Rahoum Bekkali, femme artiste, qui
enseigne au Conservatoire de Musique de la ville de Chaouen, située au nord du
Maroc, au début de la chaîne du Rif
La tradition des chants
populaires de cette région est très riche en styles et comprend plusieurs
répertoires, combinant la poésie, les mélodies et les rythmes dans une forme
particulière appelée : « la Hadra »
La Hadra est à
l’origine un rituel relevant du champ de la culture du soufisme, qui se
pratique dans le contexte spirituel des assemblées des confréries religieuses.
Cet art est entretenu depuis des générations par les femmes de Chaouen,
initiées elles-mêmes par leurs mères et grand-mères. C’est à la Sainte Chérifa Lalla Hiba Bekkalia, rattachée à la Zawiya (confrérie) Bekkalia dans le
village de Douar Haraïk, situé sur le territoire de la tribu des Ghzaouas, que
la Hadra de Chaouen fait remonter son origine.
Cet art se manifeste
aujourd’hui dans les Moussems, les anniversaires et les festivités ;
spécialement au Moussem du Mouloud (anniversaire de la naissance du Prophète
Mohammed).
Son ensemble, précisément
nommé « les Sœurs de l’Art traditionnel » s’attache
à préserver cet ancien héritage du soufisme et des traditions populaires
auxquels sont mêlés des influences de musique arabo-andalouse et des chants de
Sama’, en y rajoutant une part de créativité et d’originalité.
« HOMMAGE A
MAÏMONIDE » (Espagne)
L’Age d’or séfarade en
Andalousie médiévale
Ce concert est dédié à la
célébration du huit centième anniversaire de la mort du grand philosophe et
homme de science juif Maimonide, qui fut une des grandes figures du savoir du
Moyen Age. Rabbi Moshé Ben Maimon, Maimonide pour les latins, naquit dans
l’Espagne musulmane à Cordoue en 1135. Médecin, juriste, mathématicien,
astronome et philosophe, il émigra vers Fès au Maroc, puis en Palestine, après
la conquête de Cordoue par la dynastie des Almohades et mourut au Caire en
1204.
Plus grand penseur juif
du Moyen Age, ses œuvres, d’abord écrites en arabe, furent ensuite
traduites en hébreu et en latin. Maimonide est considéré comme l’un des
plus grand modèles de la pensée judéo–musulmane, conciliant la tradition,
la Révélation, la philosophie et la science.
Le répertoire de ce
concert met en musique des poèmes liturgiques et prières -dont le Credo de
Maimonide- d’auteurs juifs connus ou anonymes qui vécurent dans
l’Espagne séfarade ou au Maghreb après la chute de Grenade :
Dunash Ben Labrat, (Fès–Cordoue, XIème siècle), Moshe Ibn
Ezra, (Grenade, IXème siècle ), Israël Najara (XVIème
siècle), Shemuel Hanaguid Ibn Nagrella (Cordoue, Xème siècle).
Eduardo Paniagua et les
musiciens du groupe ont emprunté des mélodies à la sphère maghrébine/andalouse,
aux confréries soufis, aux écoles savantes de la nouba Gharnati d’Algérie ou de Fès, aux chants mudéjar des Cantigas d’Alphonse le
Sage, pour proposer ce voyage musical aux sources de cette antique sensibilité
spirituelle des juifs d’Andalousie.
CHANTS QAWWALI et FLAMENCO (Pakistan,
Espagne)
Faiz
Ali Faiz, Miguel Poveda, Duquende et Chicuelo
Le flamenco, le chant des gitans
d’Espagne, évoque irrésistiblement, dans ses formes les plus les plus
profondes -"cante jondo "-, la sourde plainte de l'intériorité
enracinée au cœur de l'homme.
L'origine des chants
Qawwali dans le sous-continent indien est profondément liée à l'implantation et
à la propagation des confréries soufies qui s'y répandirent à partir du XIIIème
siècle. Le Qawwali, dont on dit qu'il fut créé par le mystique, poète et
musicien Ameer Kushraw, au XIIIème siècle, est la forme du Sama'
propre à la culture indo musulmane, empruntant dans ses mélodies et ses rythmes
au substrat de la musique hindoustani. Il se chante dans les enceintes des
mausolées des saints et personnalités spirituelles du monde musulman
indo–pakistanais.
Entre ces deux styles musicaux, entre ces deux
cultures, il existe bien des convergences, des empathies, des émotions
communes. A travers des expressions vocales extrêmement puissantes et
virtuoses, Qawwali et Flamenco, tous deux chant du déracinement, de
l’exil posent un questionnement existentiel en direction des hommes et du
créateur. C’est à partir de ce constat que ces deux formes appartiennent
à une famille musicale et culturelle qui a des racines communes que Faiz Ali
Faiz, l’un des jeunes maîtres actuels du Qawwali et Miguel Poveda,
l’un des plus brillants chanteurs de Flamenco espagnol, se sont
rencontrés, pour monter cette création qui est plutôt un retour aux sources.
Faiz Ali Faiz, né en 1962
à Sharapur au Pakistan, est issu d'une famille où se sont succédé sept
générations de qawwals. Bien qu'originaire de Lahore, il pratique le style
doaba de l'est du Pakistan. Il reconnaît également les influences de
Shams-chaurasi, célèbre école de chant khyal
qui accueillit Ustad Salamat Ali Khan. Faiz Ali a appris la musique classique
auprès de Ustad Ghulam Shabir Khan et Ustad Jafat Khan, et le qawwali avec
Muhammad Ali Faridi et Abdur Rahim Faridi Qawwal.
Miguel Poveda,
contrairement au stéréotype de la tradition ibérique, n'est ni andalou, ni
gitan. Le "Cantaor" est né en 1973 à Badalona, près de Barcelone. 20
ans après, il obtient la reconnaissance internationale lorsqu’il est
récompensé du prestigieux prix "Lampara Mineras" par le 33ème
Festival de las Minas de la Union, en 1993. Il joue ensuite dans le film
"La Teta y la Luna" de Bigas Luna, enregistre son premier disque
"Viento del Este" et participe à de nombreux festivals nationaux et
internationaux. Il est accompagné de deux artistes talentueux, le guitariste
virtuose Juan Gomez Chicuelo et le chanteur Duquende, qui figurent, l’un
et l’autre, parmi le gotha de la scène flamenca espagnole.
MUSA DIENG KALA (Sénégal)
« L’Exil du Cheikh Amadou
Bamba »
Le Sénégal fut un point
de contact, de rencontre et de pénétration entre le Maghreb arabo-islamique et
l’Afrique noire. Le soufisme y est largement implanté à travers la
Confrérie des Tidjanes (Tidjanya) et celle des Mourides (Qadiriya). C’est
à cette dernière, introduite au XIXème siècle par Sheikh Ahmadou
Bamba (1855–1927), qu’est directement affilié Musa Dieng Kala.
Installé à Montréal, au
Canada, il publie un premier CD « Shakawtu–Faith », unanimement
salué par la critique. En 2005, son second CD en préparation, suivant les mêmes
sources d’inspiration spirituelle, intégrera des influences tantôt Jazz,
tantôt soul ou blues, voire indiennes ….
Chantant en arabe et en wolof, Musa Dieng Kala a mis
en musique les poèmes de son maître Cheikh Amadou Bamba. C’est aux sons
des tokoros (flûtes Peuhl), xalam (cithare sénégalaise) et autres tabalas, que
la douce voix de Musa Dieng Kala, qui a côtoyé sur diverses scènes du monde
Myriam Makaba, Cheb Mami, Noa ou Manu Dibango, nous livrera cette méditation
musicale, moment privilégié où les racines de la tradition mandingue
fusionneront avec l’esprit de l’Islam.
KADHEM SAHER (Irak)
« Chants et poésies
mystiques »
Kadhem Saher
est l’une des étoiles du chant du Moyen-Orient et plus largement du monde
arabe, où il a vendu plus de 30 millions d’albums à ce jour. Né à Samarra
en Irak, en 1961, Kadhem Saher vint habiter Bagdad avec sa famille, alors
qu’il était encore enfant. Il étudie le 'Oud (luth) dans le prestigieux
Institut de Musique de Bagdad sous la direction du maître de l’instrument
feu Mounir Bachir. Avant même la fin de son cycle d’études académiques,
en 1987, deux de ses chansons, « Ladghat al Hayya » (La
Morsure du Serpent) et « ‘Abart ash Shat » (J’ai
traversé le fleuve) lui ouvrent les premières portes du succès en Iraq même et,
plus largement, dans les pays du Golfe.
En 1995
il chante pour la première fois au Caire, capitale musicale du monde arabe, au
Festival International de Musique et obtient un triomphe avec « Salamtak
Min Al Ah » (J’espère que tu es à l’abri de la souffrance) en
dialecte iraqien et « «Ikhtari » (Choisis) du grand poète
syrien Nizzar Qabbani.
Depuis
lors, tous ses albums sont devenus d’énormes succès et il touche, par la
richesse de son style, tous les publics. Parmi ses productions les plus
remarquées ces dernières années, on notera Madrasat al Hob », en 1996,
“Ana wa Layla” en 1998, “Habibati Wal Matar” en 1999, “Al Hob al-Mostahil” en 2000 et "Abhathu 'anki" en 2001.
ENSEMBLE YAKI KANDRU (Colombie,
France)
Cantate de l’Etoile du matin
Jorge Lopez Palacio, anthropologue et chanteur
colombien, crée en 1970 à l’Université Nationale de Bogota, le groupe
Yaki Kandru, consacré à l’étude et la diffusion de la musique et des
cultures amérindiennes.
Yaki Kandru prend sa
forme actuelle en 1994, quand Jorge Lopez Palacio, alors en exil en France, est
rejoint par Sylvie Blasco, issue du monde de la danse. Ils diffusent alors un répertoire de musiques et de chants inuit, yaqui, yecuana,
noanama, ona... puis créent “Wora,
cantate de l’Etoile du Matin”, à partir des techniques
vocales et des lois musicales amérindiennes. Des mélodies traditionnelles
amérindiennes (de l’Alaska, du Mexique et des forêts de la Colombie et du
Venezuela) et des compositions de Jorge López Palacio aux frontières de la
musique contemporaine, structurent cette cantate, qui est une prière en
musique, une ode à la nature primordiale et à sa poésie
THE LUMZY SISTERS (USA)
Gospel
Héritiers de chants des
esclaves africains déportés en Amérique au XVIII et XIXèmes siècles,
le Gospel, - "la Parole de Dieu" -, est l'expression la plus
caractéristique de la foi du peuple noir américain. Majoritairement répandu
dans les églises baptistes protestantes, le Gospel, - et les négro spirituals
qui en sont la branche la plus ancienne-, est une réalité vivante qui touche
chaque dimanche des centaines de milliers de fidèles.
Le Gospel est connu pour
être divisé en deux branches : le "sacred Gospel », fidèle aux
racines anciennes et chanté le plus souvent a capella, et le "secular
Gospel", fortement teinté des sonorités de la modernité. C’est à ce courant que se rattachent les Lumzy Sisters.
Originaires de Colombus,
dans l’Etat du Massachusetts, les Lumzy Sisters sont un des groupes
phares de la scène Gospel aux USA depuis plus de trente ans. En 1990 et 1991
elles reçoivent le Gospel Academy Award en tant que meilleur groupe
traditionnel de l’année. En 1996 elles sont nommées meilleur groupe
féminin à la Convention Annuelle des Quartet.
Les
Rencontres de Fès
Une Âme
pour la Mondialisation (5ème édition)
Un forum
pour comprendre et agir
Du 04 au
08 juin 2004
(Ce
programme peut être modifié)
Peut-il y avoir
des stratégies préventives de la paix comme il y a des stratégies de
guerre ? Quel rôle peuvent avoir aujourd’hui dans cette construction
de la paix les spiritualités, la démocratie, les médias, l’éducation ou
le développement dans ses différentes formes ?
Des femmes et des hommes,
à travers le monde, remplissent, par la force de leur vision et de leur
engagement personnel un rôle de médiation et créent les conditions politiques,
voire spirituelles, pour une coexistence des peuples et cultures qui cherche
non seulement à être pacifique mais aussi fructueuse.
Avec, notamment, la participation de Benjamin
Barber, Hubert Burda, Giovanni di Lorenzo, Maître Hideki Togi, Bernard
Kouchner, Susan & John Marks, Katherine Marshall, Abdelwahab Meddeb,
Mireille Mendès France, Fatima Mernissi, Pierre Rabhi, Rajeev Sethi,
Sulak Sivaraksa, Hassan Zaoual, etc.
Première
partie : du conflit au dialogue des culture
En partenariat avec la Commission Européenne
Samedi 4 juin - 8h 45 : Identités et démocratie
Dimanche 5 juin - 8H45 : L’éducation à la diversité
Deuxième
partie : changer le monde au quotidien
En partenariat avec
« l’Aga Khan Trust for Culture »
Lundi 6 juin - 8h45 : Spiritualités et développement
En partenariat avec la Banque Mondiale
Mardi 7 juin - 8h45 : Guérir la mémoire
Mercredi 8 juin - 8h45 : Forger un avenir commun
Programme
des concerts À Bab Boujloud*
Samedi 04 juin à 18 H :
1ère partie : Cantatrice de l’Opéra coréen
traditionnel « bouddhiste »
2ème partie : Asmae Lamnawar et Hayat Al Idrissi
3ème partie : Chants et danses d’Asie centrale
Dimanche 05 juin à 18 H :
- 1ère partie : Chorale Ensemble Al I’tissam, et
l’Ensemble Ibn Battouta
- 2ème partie : Oulad al Bouazaoui : Chants d’al ‘Aïta
Lundi 06 juin à 18 H :
- 1ère partie : Ensemble Nawras : Dialogue de paix
- 2ème partie : Abdelmajid Bakkas : Chants des Gnaoua
Mardi 07 juin à 18 H :
- 2ème partie : Soirée « Talents de Fès »
Mercredi 08 juin à 19 H :
- Nouaman Lahlou, Abderrahim Souiri, Jennat Mahid
Jeudi 09 juin à 18 H :
- 1ère partie : Musa Dieng Kala (Sénegal)
- 2ème partie : Nass Al Ghiwan
Vendredi 10 juin à 18 H :
- 1ère partie : Les Frères Al Akkaf : Chants Amazigh
- 2ème partie : Faiz Ali Faiz, Miguel Poveda, Duquende
et Chicuelo (Espagne, Pakistan)
Samedi 11 juin à 18 H :
- 1ère partie : Hayat Boukhris avec Orchestre de
Malhoun
- 2ème partie : Kadhem Saher
Dimanche 11 juin à 18 H :
- 1ère partie : Chants traditionnels du Rif
« Impaouen »
- 2ème partie : The Lumzy Sisters: Gospels (USA)
* Programme prévisionnel
(4ème édition)
Programme des Nuits Soufies à Dar Tazi*
Maison
du Festival
Siège de
l’Association Fès-Saïss Sidi El Khayat
Samedi 04 juin à 23h
- Tariqa Derkaouia – Saïd Belcadi (Tanger-Maroc)
Dimanche 05 juin à 23h
- Tariqa Aïssaouia (Fès-Maroc)
Lundi 06 juin à 23h
- Tariqa Kettania – Kamal Laraâchi (Casablanca-Maroc)
Mardi 07 juin à 23h
- Hadra des Femmes de Chaouen (Maroc)
Mercredi 08 juin à 23h
- Madih et Sama’ avec Ba jedoub (Safi)
Jeudi 09 juin à 23h
- Zawiya Ouazzania – Ahl Touat
Vendredi 10 juin à 23h
- Taouassoul - La mouloudia de Sidi Frej (Fès)
Samedi 11 juin à 23h
- Tariqa Hamdouchia (Fès-Maroc)
CafEs LittEraires*
Maison
du Festival
Siège de
l’Association Fès-Saïss Sidi El Khayat
1ère journée :
Lecture théâtralisée de poèmes Soufis
Choix de poèmes soufis en arabe et en français, mis en scène et
interprétés par Mohamed Farah (acteur et metteur en scène).
2ème journée : Le
conteur de Halqa
Spectacle de conteur traditionnel arabe, interprété en arabe et en
allemand par Idriss et Jay (acteurs et metteurs en scène marocains vivant en
Allemagne)
3ème journée : Contes
et poèmes Berbères
Lecture et traduction instantanée en arabe et en français avec
explications et commentaires de Khadija Aziz
4ème journée : Bourj
En-Nour
Lecture théâtralisée d’extraits de la pièce de théâtre du même
titre de Abdelhak Zerrouali (homme de théâtre marocain).
5ème journée : Propos
sur le Soufisme marocain
Par Mohamed Adib Slaoui.
* Programme prévisionnel